KALOS KAGATHOS

Isabelle Ferreira, Tarik Kiswanson, Otto Kaan, Bérénice Lefebvre, Maude Maris, Réjean Peytavin, Josué Z. Rauscher, Lucie Riou, Noémie Vulpian, Vincent Voillat, Cyril Zarcone

COMMISSARIAT :
Elsa Delage et Anaïs Lepage
en collaboration avec Cyril Zarcone

VERNISSAGE vendredi 11 décembre 2015, 18h-22h
EXPOSITION ouverte samedi 12 et dimanche 13 décembre, 14h-19h

BANDE-SON du vernissage :
20h Laura Not : http://soundcloud.com/lauranot
21h Ethologic : http://ethologic.tumblr.com/

ChezKit
17, rue du chemin de fer 93500 Pantin
M7 Aubervilliers - Pantin - Quatre Chemins
www.chezkit.fr

Quel pourrait être le lien le plus direct entre les causes astrales à l’origine de l’extinction des dinosaures, Le chant d’amour de Giorgio de Chirico et une stèle funéraire Yéménite du 1er siècle avant Jésus-Christ ?
Un retour à la terre, un retour à la matière, aux formes qui émergent de façon subliminale ou réelle de leur enfouissement.

L'exposition Kalos Kagathos rassemble des gestes et des usages qui convoquent des matériaux naturels, minéraux ou industriels. Humbles ou précieux, ils peuvent être employés pour leurs seules qualités ; ou se référer à des éléments de soutien, de renfort, des parties purement structurelles liées au vocabulaire de la construction.
Sculptures, peintures, photographies et éditions résultent ici de gestes répétitifs, sériels, presque obsessionnels, d’un labeur physique où le corps, outil premier, devient à la fois l’échelle de mesure et la mesure de toute chose.

Empruntée librement au domaine de l'éthique, l'expression grecque "Kalos Kagathos" renvoie à une maxime de vie esthétique et morale signifiant "le beau et le bien". Quête d’équilibre entre le physique et l’intellect, le spirituel et l’esthétique, mais aussi éloge du sport, de l’exercice, où le beau se mêle au juste et à la bonté.

Un idéal très apollinien dans ses sous-entendus qui, au sein de l’exposition, dissimule un rapport de forces contraires. Une violence contenue entre la forme et l’informe, l’expansion et son maintien, où la réduction mathématique du monde se confronte à la puissance des matériaux.
Une discipline permettant de contraindre la matière pour maîtriser l’espace, unifier les plans, organiser les perspectives, piéger le regard dans une illusion d’harmonie naturelle. Il y a une certaine hésitation entre le jeté là l’air de rien et l’agencé savamment avec rigueur.

Davantage du côté du dur que du mou, les oeuvres n’en cultivent pas moins l’ambiguïté entre la matrice et l’objet, le décor et la sculpture, l’empreinte et le talisman. On frôle le mysticisme des formes, ouvertes, suffisamment évocatrices pour rappeler aussi bien le modernisme du Bauhaus de Weimar, les cultures anciennes de la Mésopotamie, que la volonté de transcrire les proportions du cosmos dans la peinture de la Renaissance italienne. Une circulation des formes qui semble confiner au complot.
Fascinés par la transformation de la matière, les artistes sont tour à tour ouvriers et archéologues, bâtisseurs et forgerons, alchimistes et arrangeurs d’espaces.

KALOS KAGATHOS

Isabelle Ferreira, Tarik Kiswanson, Otto Kaan, Bérénice Lefebvre, Maude Maris, Réjean Peytavin, Josué Z. Rauscher, Lucie Riou, Noémie Vulpian, Vincent Voillat, Cyril Zarcone

COMMISSARIAT :
Elsa Delage et Anaïs Lepage
en collaboration avec Cyril Zarcone

VERNISSAGE vendredi 11 décembre 2015, 18h-22h
EXPOSITION ouverte samedi 12 et dimanche 13 décembre, 14h-19h

BANDE-SON du vernissage :
20h Laura Not : http://soundcloud.com/lauranot
21h Ethologic : http://ethologic.tumblr.com/

ChezKit
17, rue du chemin de fer 93500 Pantin
M7 Aubervilliers - Pantin - Quatre Chemins
www.chezkit.fr

Quel pourrait être le lien le plus direct entre les causes astrales à l’origine de l’extinction des dinosaures, Le chant d’amour de Giorgio de Chirico et une stèle funéraire Yéménite du 1er siècle avant Jésus-Christ ?
Un retour à la terre, un retour à la matière, aux formes qui émergent de façon subliminale ou réelle de leur enfouissement.

L'exposition Kalos Kagathos rassemble des gestes et des usages qui convoquent des matériaux naturels, minéraux ou industriels. Humbles ou précieux, ils peuvent être employés pour leurs seules qualités ; ou se référer à des éléments de soutien, de renfort, des parties purement structurelles liées au vocabulaire de la construction.
Sculptures, peintures, photographies et éditions résultent ici de gestes répétitifs, sériels, presque obsessionnels, d’un labeur physique où le corps, outil premier, devient à la fois l’échelle de mesure et la mesure de toute chose.

Empruntée librement au domaine de l'éthique, l'expression grecque "Kalos Kagathos" renvoie à une maxime de vie esthétique et morale signifiant "le beau et le bien". Quête d’équilibre entre le physique et l’intellect, le spirituel et l’esthétique, mais aussi éloge du sport, de l’exercice, où le beau se mêle au juste et à la bonté.

Un idéal très apollinien dans ses sous-entendus qui, au sein de l’exposition, dissimule un rapport de forces contraires. Une violence contenue entre la forme et l’informe, l’expansion et son maintien, où la réduction mathématique du monde se confronte à la puissance des matériaux.
Une discipline permettant de contraindre la matière pour maîtriser l’espace, unifier les plans, organiser les perspectives, piéger le regard dans une illusion d’harmonie naturelle. Il y a une certaine hésitation entre le jeté là l’air de rien et l’agencé savamment avec rigueur.

Davantage du côté du dur que du mou, les oeuvres n’en cultivent pas moins l’ambiguïté entre la matrice et l’objet, le décor et la sculpture, l’empreinte et le talisman. On frôle le mysticisme des formes, ouvertes, suffisamment évocatrices pour rappeler aussi bien le modernisme du Bauhaus de Weimar, les cultures anciennes de la Mésopotamie, que la volonté de transcrire les proportions du cosmos dans la peinture de la Renaissance italienne. Une circulation des formes qui semble confiner au complot.
Fascinés par la transformation de la matière, les artistes sont tour à tour ouvriers et archéologues, bâtisseurs et forgerons, alchimistes et arrangeurs d’espaces.