Il n’y a plus rien, le crépuscule est grandiose.

200 x 70 x 10 cm.Verre brun, double vitrage vintage, sables du crassier du puit Couriot à Saint Etienne, diodes programmées avec Arduino, bois.

La ligne lumière se déplace et évolue sur la crête de sable, comme le scénario d’une journée accélérée, du levant au couchant avec toutes ses nuances colorées.
1973, fin d’exploitation des mines, les veines noires de l’anticlinal se sont tues. Ne reste au regard que ces montagnes venues des profondeurs, signe palpable de l’anthropcène. Les couches les plus anciennes se retrouvent au sommet du crassier, un mélange de minéraux aux teintes vives, de l’ocre jaune, rouge vif, des bruns foncés. Au sommet du monticule qui surplombe la ville c’est un décor de science-fiction, comme si le temps était à la fois accéléré et suspendu, tout est rendu visible. Au loin l’écho d’un poste radio fait vibrer l’air, un poème virulent de Léo Ferré, ou la voix fragile de Christophe, échos lointains et mélancoliques de Rimbaud : «Dans ma veste de soie rose Je déambule morose Le crépuscule est grandiose»

Il n’y a plus rien, le crépuscule est grandiose.

200 x 70 x 10 cm.Verre brun, double vitrage vintage, sables du crassier du puit Couriot à Saint Etienne, diodes programmées avec Arduino, bois.

La ligne lumière se déplace et évolue sur la crête de sable, comme le scénario d’une journée accélérée, du levant au couchant avec toutes ses nuances colorées.
1973, fin d’exploitation des mines, les veines noires de l’anticlinal se sont tues. Ne reste au regard que ces montagnes venues des profondeurs, signe palpable de l’anthropcène. Les couches les plus anciennes se retrouvent au sommet du crassier, un mélange de minéraux aux teintes vives, de l’ocre jaune, rouge vif, des bruns foncés. Au sommet du monticule qui surplombe la ville c’est un décor de science-fiction, comme si le temps était à la fois accéléré et suspendu, tout est rendu visible. Au loin l’écho d’un poste radio fait vibrer l’air, un poème virulent de Léo Ferré, ou la voix fragile de Christophe, échos lointains et mélancoliques de Rimbaud : «Dans ma veste de soie rose Je déambule morose Le crépuscule est grandiose»